Moorea ou Bora Bora : Moorea est-elle faite pour vous ?

Voici comment nous le dirions, en famille, depuis Moorea. Allez à Bora Bora si l'image que vous avez en tête est celle d'un bungalow sur pilotis et que le budget suit : ce lagon mérite sa réputation. Choisissez Moorea si vous voulez des montagnes dans lesquelles marcher, de l'eau tiède et peu profonde dès le sable, une île qui vit vraiment plutôt qu'une enclave de resorts, et plus de jours sur place pour la même somme.

La réponse courte, et la place de Tahiti

En réalité, on choisit entre trois îles et non entre deux. Tahiti est la plus grande et la plus animée, avec l'aéroport international et les marchés : elle vaut un jour ou deux, mais ce n'est pas une île de plage. Bora Bora, c'est le luxe. Moorea se situe entre les deux à tous points de vue : une trentaine de minutes de traversée depuis Tahiti, le relief spectaculaire d'une haute île volcanique, et des prix qui vous laissent rester plus longtemps.

Si vous avez une semaine et une seule île en vous, nous dirions Moorea. Si vous avez dix jours ou plus et que le bungalow sur pilotis compte vraiment, faites les deux, et gardez Moorea pour la fin : le voyage se terminera en douceur.

Ce que Bora Bora fait vraiment mieux

Nous n'allons pas prétendre le contraire. Le lagon de Bora Bora est extraordinaire, une grande nappe de bleu pâle tenue dans un anneau de motu, et aucune photo ne l'embellit. Le bungalow sur pilotis a plus ou moins été inventé dans cette partie du monde, et Bora Bora le fait à un niveau que Moorea ne cherche pas à égaler. Si vous préparez un voyage de noces construit autour d'une chambre parfaite au-dessus de l'eau, alors Bora Bora est la bonne réponse, et vous pouvez la réserver sans le moindre remords.

C'est aussi plus calme, au sens où moins de gens y vivent à l'année. Certains voyageurs trouvent cela reposant. D'autres trouvent cela un peu coupé du monde.

Ce que Moorea fait mieux

Moorea est d'abord une montagne, qui se trouve avoir un lagon autour. Le mont Tohiea culmine à 1 207 mètres, et les crêtes derrière notre plage virent à l'or en fin d'après-midi. On randonne vraiment ici, jusqu'aux cols et aux points de vue, et bien plus qu'à Bora Bora.

La route côtière fait 62 kilomètres autour de l'île, et le long de cette route il y a des écoles, des boulangeries, des églises, des étals de fruits et quelque dix-sept mille personnes qui vivent un mardi ordinaire. Cela compte plus qu'il n'y paraît : vous séjournez dans un endroit où les gens vivent.

La baignade est différente, elle aussi. Sur notre portion de Haapiti, le lagon est calme et peu profond : on entre dans l'eau depuis le sable, sans avoir besoin d'un bateau pour trouver un endroit où se baigner.

Le budget, et comment on y va vraiment

Venir à Moorea est la partie facile. Depuis Tahiti, c'est une traversée d'une trentaine de minutes en ferry, plusieurs fois par jour, pour un tarif modeste. Il existe aussi un vol d'une quinzaine de minutes si vous préférez l'avion. Notre guide d'arrivée détaille les tarifs, les compagnies et le seul piège d'horaire à éviter.

Bora Bora demande un vol intérieur d'une cinquantaine de minutes depuis Tahiti, à payer par personne et dans les deux sens. Et l'aéroport se trouve sur le Motu Mute, sans aucune route vers l'île principale : chaque passager qui arrive enchaîne donc sur un bateau. C'est une belle façon d'arriver. C'est aussi une correspondance de plus au bout d'une journée déjà passée en avion.

L'hébergement suit la même logique. À prestation comparable, les chambres coûtent nettement plus cher à Bora Bora qu'à Moorea, et c'est pourquoi tant de voyageurs constatent qu'un même budget achète ici un séjour sensiblement plus long.

Moorea en famille

Les familles représentent l'essentiel de nos séjours, et ce qui fait que cela fonctionne n'a rien de glamour. De l'eau où un enfant de cinq ans a pied. Une cuisine dans chaque Fare. Une épicerie en face, pour que personne n'ait à prendre la voiture pour du lait.

Nos six logements accueillent vingt-quatre personnes au total, et la maison principale compte quatre chambres et sa propre piscine : une grande famille ou trois générations tiennent sous le même toit, au lieu d'être éparpillées dans un resort. Il y a un jacuzzi partagé sur la plage, des kayaks gratuits devant nous, la climatisation dans chaque logement et le petit-déjeuner chaque matin. Nous montrons à chacun comment fonctionnent les kayaks avant la première sortie, et les enfants sortent avec un parent.

Les grands-parents s'y plaisent, parce que rien n'exige de monter dans un bateau.

Quand partir à Moorea, et la saison des baleines

Les mois les plus secs et les plus frais vont environ de mai à octobre. Août est en général le plus sec : les alizés sont réguliers et l'eau est limpide. C'est la haute saison, et elle se réserve longtemps à l'avance.

De novembre à avril, il fait plus chaud et plus humide, avec les plus fortes pluies autour de janvier. Ici, la pluie arrive en général fort et repart vite, plutôt que de s'installer pour la semaine, et l'île n'est jamais aussi verte. La réserve à connaître : la saison cyclonique du Pacifique Sud court officiellement du 1er novembre au 30 avril. Les cyclones sont rares sur ces îles, mais une assurance voyage a du sens sur ces mois-là.

Les baleines à bosse passent au large de Moorea d'août à octobre. Elles viennent mettre bas et élever leurs baleineaux dans l'eau chaude. Les dauphins et les tortues sont là aussi, même si nous ne vous en promettrons jamais aucun.

Vous hésitez encore ? Écrivez-nous

Dites-nous qui vient, à peu près quand, et ce que vous attendez de ce voyage. Nous vous dirons si Moorea vous convient, même si la réponse est une autre île. Kathy et Franck vivent sur place et lisent chaque message : nous répondons en général dans la journée. Réserver en direct avec nous, c'est parler aux personnes qui vous accueilleront au portail.